L’ÉCURIE ACTIVE: NOUVEAU MODÈLE OU UTOPIE ?

Le 4 avril dernier direction Deauville, ses planches, la mer et les Ecuries de Lisors, l’un des premières écuries actives en France. Le concept est simple en théorie et semble couler du bon sens d’Homme de cheval : répondre aux besoins fondamentaux et naturels du cheval. Il est toutefois beaucoup plus complexe dans la pratique.

Pascal et Nathalie Frotiée, sensibles au respect des fondamentaux de leurs chevaux, ont mis en place ce modèle innovant d’écurie il y a quelques années après avoir analysé les modèles déjà en place en Allemagne notamment. Leur objectif était double : réussir à travailler de façon plus efficace sur leur exploitation et reconstruire un environnement naturel de vie pour le cheval.

L’écurie active défend trois axes principaux que sont la réhabilitation de la vie en troupeau pour le cheval, l’alimentation en continu et en libre-service, ainsi que la mise en mouvement de l’animal grâce au décloisonnement des prés et zones de détente.

Pour mettre en place tout ceci, il faut bien entendu un brin d’organisation, une très bonne connaissance de ses chevaux et un zeste de technologie. Chaque cheval est équipé d’un collier intégrant une puce électronique. Cette dernière va donner accès au cheval à des automates installés sur la propriété et distribuant foin et ration de façon personnalisée et fractionnée tout au long de la journée et de la nuit. Un reporting instantané, envoyé sur tablette, ordinateur et/ou téléphone, permet de suivre la consommation de chaque cheval.

Les terrains sont stabilisés grâce à des pavés autobloquants sur les zones où sont placées les automates afin d’éviter que les chevaux évoluent sur des terrains boueux et inconfortables, notamment l’hiver. Un bâtiment couvert, sous forme de stabulation ouverte, est également mis à leur disposition s’ils souhaitent se reposer, se mettre à l’abri etc.

Cet investissement dans un nouveau modèle d’écurie permet aux chevaux d’être sans cesse en mouvement dans un environnement large. Plusieurs résultats ont pu être observés telle que l’amélioration de l’état physique des chevaux qui deviennent moins sensibles aux problèmes locomoteurs et biomécaniques en général. Mais également des répercussions sur leur état moral, les chevaux vivent en troupeau et dans une grande liberté ce qui permet de les retrouver plus équilibrés et disponibles au travail. En rationnant de façon plus optimale la distribution de nourriture, des économies fortes sont réalisées sur le budget fourrage. Enfin une optimisation du travail du personnel d’écurie est mise en place permettant d’obtenir plus de souplesse en termes d’horaires de travail.

Bien évidemment ce modèle d’écurie active n’est pas adaptable à 100% pour toutes les structures et peut devenir plus complexe à mettre en place dans l’élevage, ou les structures dédiées au sport de haut niveau, voire même celles ayant des surfaces de pâturages limitées. Toutefois il peut être modulable et de petites actions dans ce sens peuvent être mises en place afin de replacer le cheval dans un environnement plus agréable et approchant de son état de vie naturel.

N’hésitez donc pas à vous inspirer de ce modèle afin de créer celui qui offrira un bon équilibre entre vos contraintes et le respect de votre cheval.

 

 

 

Sources :
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