La Contre Performance chez le cheval de sport

Equita Lyon était l’évènement de la planète cheval à ne pas rater la semaine dernière. Alors chez AKHAL nous avons pris nos petites affaires et sommes partis s’imprégner de ce monde parallèle que nous aimons tant.

Une conférence, menée par les Docteurs Gangl et Cadore, m’a tout particulièrement interpellée puisqu’elle traitait de l’exploration de la contre-performance chez le cheval de sport. Cela tombait bien puisque c’est le thème favori de AKHAL ! J’ai décidé de la partager avec vous et de comprendre les enjeux qu’implique la performance chez les chevaux de sport.

Les Drs Gangl et Cadore nous ont d’abord amené à réfléchir sur les conditions de réalisation de la performance. En bref, quels sont les éléments qui doivent être à l’optimum si l’on veut prétendre à de bons résultats avec son cheval ?

  • L’oxygénation des tissus et des organes
  • La masse musculaire
  • L’appareil locomoteur
  • La qualité d’exécution (entraînements, exercices, niveau du cavalier,…)

Si l’un de ces critères est défaillant, il peut amener à une contre-performance de l’animal. J’ai choisi de me concentrer ici sur les causes locomotrices, puisque c’est le domaine d’expertise de AKHAL.

Elles peuvent être osseuses, articulaires, tendineuses/ ligamenteuses ou musculaires et se caractériser par une boiterie à plus ou moins faible grade ou des problèmes dorsaux, souvent peu perceptibles.

Les origines de ces causes sont généralement dues à :

  • Des traumatismes, c’est-à-dire suite à un accident, une chute, etc
  • Des microtraumatismes, soit des traumatismes légers mais répétés. Ce sont très souvent des enchaînements d’entraînements intensifs qui vont au fur et à mesure altérer l’appareil locomoteur de votre cheval
  • Une dégénérescence naturelle due à l’âge de l’animal, à sa génétique qui va user les cartilages

Je cite le Dr Cadore qui a résumé ceci en une phrase. « Plus le niveau de sport est élevé, plus les entraînements sont lourds, plus les chevaux sont sujets aux microtraumatismes ».

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Dans tous ces cas, la meilleure des solutions est bien sûr de contacter son vétérinaire afin qu’il établisse un diagnostic qui passe en premier temps par un examen clinique avec palpation, mobilisation, observation de l’animal en mouvement et sous la selle. Cela va permettre de localiser la ou les zones douloureuses. Dans un second temps il peut pratiquer un examen d’imagerie (radiographies/ echographies/ IRM/ CT/ arthroscopie/ tenoscopie) afin d’établir un bilan lésionnel.

Pour prévenir en amont ces problèmes locomoteurs, considérez l’activité sportive de votre cheval et la cohérence entre les entraînements et la compétition ; le sous entraînement tout comme le sur entraînement peut être un danger potentiel. Analysez également la nutrition apportée à votre cheval, est-elle adaptée à ses besoins et son activité ? Enfin votre cheval peut être victime de fatigue sub-clinique, entraînant des blessures et/ ou des baisses de performance.

Sachez simplement que la performance est relative à chaque cheval et non pas aux souhaits des cavaliers. Il faut être conscient du potentiel de son cheval afin d’y adapter son niveau d’exigence e entraînements et en compétitions. La contre-performance relève donc d’un niveau déjà atteint par le cheval ou bien atteignable d’après son potentiel évalué par des professionnels. En clair, on ne peut pas attendre d’un joggeur amateur même régulier les mêmes résultats que Usain Bolt.

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