A vos Gardes!


Le week-end dernier se tenaient les portes ouvertes de la Garde Républicaine au pied du château de Vincennes à Paris, impossible pour nous de manquer ça.

« La Garde », comme on se permettra de l’appeler est le dernier régiment de cavalerie de l’armée française. Un petit point historique est forcément nécessaire pour la présenter correctement et pouvoir comprendre les petites anecdotes que j’ai décidé de mettre ici en avant.

Entrer dans la Garde est très souvent le rêve des petits cavaliers et encore plus généralement des petites cavalières (dont j’ai fait partie pendant des années). Or l’intégrer c’est avant tout rejoindre l’armée et plus précisément la Gendarmerie Nationale, ça signifie donc se plier au fonctionnement militaire (c’est à ce moment là que j’ai changé de projet professionnel). Son histoire est assez chaotique puisqu’elle est plusieurs fois dissoute et subit les remous de l’Histoire de France et de ses dirigeants. Elle porte son nom depuis 1978 et on la retrouve aujourd’hui lors de missions d’honneur et de sécurité, notamment au Stade de France ou au Parc des Princes les soirs de matches (ce sera le seul rapport au foot dans ce blog, promis).

Les chevaux sont choisis à l’âge de 3 ans. Un peu comme des mannequins, ils sont sélectionnés sur leur physique avantageux. On le
s veut porteurs, alezans, gris ou baies suivant leur escadron d’affectation. « Le cheval doit avoir un bon œil » et être naturellement proche de l’homme. En visitant les écuries j’ai été surprise par la façon très câline de réagir des chevaux. Ils cherchent toujours à être en contact direct avec l’homme.

Une grande partie du matériel des cavaliers est d’époque, c’est le cas des selles d’arme. Les plus récentes datent de 1948 et seulement une dizaine par an est restaurée.

La Garde est un régiment de prestige qui a conservé son empreinte royale. Le casque en est l’illustration parfaite, savez-vous pourquoi il est surmonté d’une crinière ? Non ? Toujours pas ? Elle est en crins véritables et protégeait les nuques des cavaliers de la décapitation, coupable d’un fort taux de mortalité àl’époque. Les lames glissaient sur la crinière ce qui permettait aux cavaliers de conserver leur tête fixement sur les épaules.

Les guerres se jouaient beaucoup au mental et les chevaux participaient à ce succès. Les cavaliers réalisaient des damiers sur les croupes des chevaux afin de leur donner un effet visuel pommelé. On considérait alors que le cheval était en bonne santé et bien nourrit, ce qui laissait penser à l’adversaire que l’armée était en forme et pourrait tenir le siège longtemps.

IMG_1397

Damier croupe d’un cheval de la Garde Républicaine

IMG_1404

IMG_1406

Maison du Roy

IMG_1394

Casque d’un sous officier de la Garde Républicaine

IMG_1393

La selle d’arme

IMG_1388

Reprise en tandem

IMG_1382

Simulation de sécurité publique

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s